Bonne nouvelle pour toutes mes dames à Djeddah. Ceci est l'événement que vous attendiez pour pimenter votre week-end. Desi Entertainers organise un événement pour les dames uniquement. Cet événement est dédié à toutes les mères et sœurs qui résident dans la ville de Djeddah.
Desi Entertainers encourage les femmes de toutes nationalités qui sont prêtes à présenter leur travail ou à montrer leur talent de participer à l'événement. Si vous avez un talent dans une des ces catégories : le maquillage, la manucure, la cuisine, la coupe de cheveux, le dessin, l'art floral, la peinture sur verre, jouer de la guitare, la décoration intérieur, la mode, la conception de bijoux, le croquis, la photographie, la calligraphie, la décoration de table, l'art de mehndi, l'art de tatouage, le piano, etc, vous êtes la bienvenue à joindre les autres dames.
L'événement est prévu avoir lieu le 31 mai 2012. Pour plus d'informations, veuillez contacter Desi Entertainer à l'adresse suivante :
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Selon Mediadico, le mot paresse est defini comme suit: "Défaut du paresseux, de celui qui n'aime pas le travail et l'effort." Parfois je me demande si le mot "paresseux" n'est pas un critère subjectif. Chaque société a peut-être une définition pour "une femme paresseuse". Une société pourrait considerer une femme qui est incapable de bien faire les travaux ménagers comme étant paresseuse. D'autres pourraient généraliser et inclure à la fois ses performances à son lieu de travail et la façon dont elle gère son ménage. Alors une femme qui est très active au travail, mais qui est une mauvaise ménagère pourrait être considérée par certains comme étant paresseuse, contrairement à certains qui pourraient donner raison à cette femme, expliquant son incapacité à exercer ses fonctions en tant que femme au foyer. Alors comment appelez-vous les femmes qui arrivent à gérer les deux à la fois ? Les superwomen ?
Les Saoudiens sont généralement connus d'être paresseux, que ce soit au travail ou à domicile. Je n'ai jamais rencontré un expatrié qui a dit le contraire. Même mes connaissances Saoudiens n'ont jamais osé dire le contraire, sauf une qui disait qu'elle était toujours occupée à la maison malgré le fait qu'elle avait deux bonnes qui faisaient tout le travail ménager. J'ai aussi rencontré quelques femmes Saoudiennes qui affirmaient qu'elles ne savaient pas faire la cuisine et ce n'était pas de leur faute car elles ont toujours eus des servantes qui faisaient tout le travail ménager. Qui fait la lessive ? Leurs bonnes. Qui amène les enfants à l'école ? Leurs chauffeurs et/ou domestiques ou dans certains cas, leurs maris. Alors que font-elles pendant 24 heures? Beaucoup de choses. Quel genre de choses ? Si la réponse n'était pas "j'étudie", c'était "je fais des courses ou je vais rencontrer mes amis dans les cafés ou clubs pour femmes". Un article récemment publié, a blâmé les femmes Saoudiennes pour le taux élevé de divorce en Arabie Saoudite. Ils disent que les femmes Saoudiennes passent plus de temps avec leurs amies et font des courses au lieu de passer du temps à s'occuper de leurs foyers et familles.
Je viens d'une tribu où les femmes sont connues d'être les plus paresseuses dans le pays entier et aussi les championnes à demander le divorce. Dans mon pays, une femme est censée être à la hauteur quand il s'agit de gérer son foyer. Personne ne se soucie du fait que vous travaillez en plus d'être femme au foyer. Si vous êtes trop fatiguée pour faire les deux, quittez votre emploi, prenez soin du ménage et laissez votre mari s'occuper des finances.
Ici en Arabie Saoudite, je travaille en moyenne 18 heures par jour, et j'e suis fière de m'occuper de ma famille. J'ai une bonne qui garde mon fils quand je suis au travail, mais c'est moi qui doit absolument faire la cuisine et les courses. Normal. Je crois que chaque femme doit être fière de cuisiner pour son mari. Dans ma ville natale, je serais considérée une personne paresseuse car je ne sais pas cultiver et je me fatigue rapidement chaque fois que je m'y mets. Fondamentalement, je serais celle qui ne peut même pas cultiver un champs pour nourrir sa famille mais qui préfère s'asseoir dans un bureau et prétendre qu'elle est une femme au foyer.
Alors, que pensez-vous ? Suis-je paresseuse? Ne pensez-vous pas que les expatriés, et peut-être certains hommes Saoudiens, jugent trop les Saoudiennes ? Ne pensez-vous pas qu'elles n'ont besoin que d'un changement de comportement, car elles dépensent leur énergie sur les choses non-essentielles au mauvais moment, au lieu de se concentrer sur leur ménage? D'ailleurs, qui est vraiment une personne paresseuse.
Il était plus de dix heures quand mon époux m'a réveillée. Il dit: «Quelle est la date d'aujourdhui?" Je le regarda perplexe.» Puis il dit: «Dis donc! Tu as toujours parlé de ce sujet et aujourd'hui, tu as oublié?» C'est alors que je me suis souvenu que c'était le 17 Juin, le jour que les femmes sont censées commencer à conduire en Arabie Saoudite.
Je suis descendue du lit rapidement. Après un petit tour dans la salle de bain, je me suis précipitée hors de ma maison. Qu'est ce que je cherchais? Les femmes en train de conduire leurs voitures? Ou voulais-je conduire aussi? Un instant! Ce jour est censé être le jour que les femmes Saoudiennes vont réclamer leurs droits de conduire, n'est-ce pas? Qu'en est-il de nous, les femmes expatriées? Nous ne sommes pas venus pour enfreindre la loi en Arabie Saoudite. Pour l'instant nous attendons que les autorités disent que les femmes peuvent conduire.
Je regardais tout autour de moi et je pouvais voir beaucoup de voitures dans la rue. Tous les conducteurs étaient des hommes. Dommage! Peut-être qu'elles ne conduirons pas après tout, je me suis dit. Plus tard dans la soirée quand je suis sortie avec mon fils, de nombreuses familles se livraient à leurs activités normales. Toutes les voitures que j'avais vu dans les rues principales étaient conduites par les hommes, y compris celle dans laquelle nous étions assis, mon fils et moi.
J'étais sûre qu'aucune femme n'avait osée prendre le volant jusqu'à une heure tardive dans la nuit, quand mon époux trouva quelques articles sur internet. Il était tellement excité qu'il m'appela de venir lire les articles avec lui. Incroyable! Environ 40 femmes à travers le Royaume avaient conduit leur voiture. Tout comme moi, il était excité et ne pouvait pas s'empêcher de rire quand il lisait les phrases de l'époux d'une femme nommée Al-Qahtani qui avait conduit à Riyadh disant: «Ralentis, ne change pas de voie, tu vas trop rapidement. Elle est une bonne conductrice.»
Même après l'arrestation suivie de l’incarcération de Manal AlSharif, quelques braves femmes comme Maha Al-Qahtani, ont conduit dans la stricte ville de Riyadh. Ici à Djeddah, aucun de mes amis ou collègues n'a vu aucune femme conduire, mais sur Arab News on a parlé d'une femme qui a été arrêtée et escortée chez elle tandis que d'autres ont été simplement ignorées par la police.
N'avais-je pas entendu que les femmes qui vont oser prendre le volant ce jour seraient battues par leurs proches de sexe masculin? Hors, tous les iqals que j'avais vu le 17 Juin étaient tranquillement assis sur la tête de leurs propriétaires. Actuellement est-ce qu'une femme a été battue parce qu'elle avait osé conduire? Pas d'information non plus. Tout semble être normal en ce moment.
Est-ce que le 17Juin serait un départ pour les femmes conductrices en Arabie Saoudite? C'est la question qui persiste dans nos esprits. Nous allons observer ce qui se passera ensuite.
Vous pourriez être surpris, mais la vie d'une femme peut être différente en Arabie Saoudite. Si vous ne vivez pas dans un pays musulman, vous pourriez penser que les femmes ne sont pas du tout heureuses ici. Au contraire, les femmes sont heureuses même si elles ne jouissent pas pleinement de leurs droits.
Quand je suis arrivée en Arabie Saoudite, la première chose qui m'est sauté aux yeux était la ségrégation sexuelle. Oui, c'était tellement évident. Dans un restaurant par exemple, il y avait une section pour les hommes célibataires et une autre section pour les familles où les femmes étaient autorisées de s'asseoir. J'étais stupéfaite. Oui, je n'avais jamais imaginé que les choses seraient comme ça.
Les femmes doivent se voiler. Je le savais avant de quitter mon pays et je n'étais pas particulièrement inquiete à ce sujet. Malheureusement, ça devient un problème lorsqu'il fait vraiment chaud et j'ai un foulard enroulé autour de ma tête et mon cou.
Les femmes ne conduisent pas. L'Arabie saoudite est le seul pays au monde où les femmes ne sont pas autorisées de conduire. J'étais au courant mais que pouvais-je faire ? Je m'étais habituée à cette situation jusqu'au jour où mon mari a commencé à travailler hors de la ville. Je prends un taxi pour aller au travail en dépit du fait que j'ai une voiture garée juste devant notre immeuble, et la clé est au chevet de mon lit. A quelques jours du 17 Juin, le jour que les femmes en Arabie Saoudite comptent prendre le volant, je me demande si nous aurions l'occasion de conduire dans ce pays.
Devenir mère dans ce pays n'est pas une tâche facile pour une expatriée, surtout pour celle qui travaille. Trouver un hôpital ayant un bon obstétricien est un calvaire, sauf si vous êtes chanceuse de tomber sur un bon médecin après une première tentative. Le plus souvent, c'est de bouche à oreille que vous auriez ce renseignement. En plus, le coût des soins est tellement élevé. Si vous avez une assurance-maladie, tout ira bien pour vous. Dans le cas contraire, il faut vous préparer à dépenser une petite fortune chaque fois que vous visiter votre obstétricien. Je me souviens que chaque fois que je consultais mon obstétricien, je dépensais au moins 500 riyals (133 $). Pour les accouchements normaux, le coût varie d'un hôpital ou une clinique à l'autre; entre 1000 et 5000 riyals (266-1333 $).
Une bonne sera toujours utile si vous êtes une femme qui travaille. Il faut aussi compter sur ses amis et connaissances pour trouver une bonne travailleuse. La première bonne que j'avais embauché était une femme dans la quarantaine. Elle savait prendre soin d'un enfant; quelque chose que je recherchais chez une servante, car je venais d'avoir mon premier fils. Après un an et quelques mois, j'ai eu une autre bonne. Elle était jeune, mais elle prenait bien soin de mon fils. A mon arrivée en Arabie saoudite, la plupart des gens payaient leurs servantes 800 riyals par mois. Par la suite, ce montant est passé à 1000, puis 1100, puis 1200 riyals. Certaines personnes paient 2000 riyals par mois.
L'une des choses que j'aime en Arabie Saoudite c'est faire les boutiques. Eh oui! Il n'y a pas beaucoup de choses qui peuvent vous distraire dans le Royaume. Néanmoins, vous pouvez passer toute une journée entière dans les magasins. Vous pouvez trouver pratiquement tout dans les centres commerciaux à Djeddah. Bien sûr, tout, sauf l'alcool, la drogue et la pornographie. Si vous aimez la mode, alors vous allez certainement aimer les magasins à Djeddah. Ils ont les dernières nouveautés sur le marché; vêtements, accessoires, technologie...la liste est longue.
Nous nous voilons, nous ne conduisons pas les voitures et tant d'autres choses, mais il ya toujours un bon côté à toute loi. Je ne suis plus fréquemment harcelée pas des hommes immoraux, personne ne me touche sans raison valable, et bien d'autres...si seulement j'avais assez de temps pour continuer.